Les séances, comment, pourquoi ?


Comment se déroulent les séances :

 

Après avoir défini, ou pas, d'un style de séance avec le modèle, portrait, lingerie, mise-en-scène, nu artistique, body-painting… je commence généralement par maquiller mon modèle.

Il peut s'agir d'un maquillage léger ou artistique, voire même de body-painting, selon nos envies respectives.

 

L'avis de mon modèle compte beaucoup, une séance photo se fait en plein accord entre le modèle et le photographe… 

 

Si occasionnellement le modèle est mineur(e) elle doit, impérativement être accompagné(e) d'un adulte responsable qui assistera à la séance.

 

Pour les modèles majeur(e)s, comme il s'agit d'adultes, seul leur avis et responsabilité compte.

 

Si le modèle refuse la signature du contrat de droit à l'image, je me réserve le droit de ne pas fournir les photos ou de ne pas faire la séance, étant bien entendu que ces photos ne sont pas destinées à la vente, sauf accord spécialement conclus, mais à figurer dans mes galeries sur le web ou à figurer dans des expositions publiques, à seul but artistique.





Pourquoi faire des photos de portraits ? et comment…

Par Jean-Louis Kléfize le mercredi 5 janvier 2011

 

C’est une bonne question, que je me pose souvent. Je ne suis pas certain d’avoir une bonne réponse.

La vraie question serait plutôt de savoir pourquoi - tout court - je fais des photos.

La même question se pose aussi de savoir pourquoi l’on dessine et l’on peint ou l’on sculpte, ce qui m’arrive aussi de temps en temps.

 

L’aventure a dû commencer avec nos ancêtres néanderthaliens, quand ils ont commencé à dessiner sur les parois des grottes et à sculpter l’os et le bois.

 

On nous dit que peindre ou dessiner, et maintenant photographier, est un acte de possession - peut-être ?

 

Pour ma part, je ne le ressent pas comme cela. Je le ressent plutôt comme un acte de mémorisation, de conservation de l’éphémère et de transmission d’impressions, de partage d’un émotion.

 

Une photo en studio se compose, se prépare, se discute avec le modèle pour qu’il accepte son image et qu’il l’aime.

 

 

Comment je procède ?

 

Une séance photo, avec un modèle, commence toujours par la séance de maquillage, qui dure , pour la plupart du temps, une demie-heure. C’est une « mise en condition » avant de passer au studio sous les flashes. Cela permet au modèle de se relaxer et de se préparer mentalement à entrer dans son « rôle » de rencontrer le photographe, c’est une phase, pour le modèle et moi, très importante. Cela me permet aussi de corriger des petits défauts de peau, de renforcer certains traits et d’en minimiser d’autres. Le maquillage est un travail d’ombre et de lumière entre les fonds de teint, la poudre, le blush, les fards etc. C’est aussi de la peinture et du dessin et déjà du portrait !

 

La séance commence souvent par des portraits en gros plan, puis les mises en scènes s’élargissent à des plans moyens et des photos en pied. Dès que le modèle se trouve bien, en confiance dans ce tête à tête avec le photographe les photos se succèdent avec de nombreux changements de tenues, de décor, de lumières.

 

Une séance de prise de vues dure environ deux heures. Pendant ces deux heures je fait entre cinquante et soixante dix photos. Les changements de tenues et de style, de décor se font à peu près toutes les cinq à sept prises de vues.

 

Si la photo est un art très technique, c’est véritablement un art, comme le dessin, la peinture, la sculpture ou la musique…, à une condition, celle de ne pas se répéter. Il convient de trouver toujours de nouvelles poses à faire prendre à son modèle, de nouveaux angles d’éclairages, de nouveaux angles de prises de vues. De cette manière, on ne peut pas faire deux fois la même photo !

 

L’inspiration - d’où vient-elle ? - Je crois, mais rien n’est sûr quand on parle de l’inspiration, que c’est la personne que je photographie qui m’inspire les photos que je vais faire, je ne cherche pas à faire particulièrement ressortir le caractère ou la pensée de mon modèle, je ne suis pas psychanalyste, mais photographe. Ce qui m’intéresse avant tout c’est le côté plastique d’un visage, d’un corps, d’une chevelure.

 

La personnalité du modèle fait le reste, c’est à moi de saisir la bonne expression, au bon moment. Je dois avoir une parfaite complicité, être en communion avec mon modèle au moment où il est devant mon objectif, il doit y avoir une très grande complicité entre nous, c’est le rapport humain qui fait tout, je dirais qu’il agit en filigrane, en tâche de fond, presque en dehors de nous, inconsciemment.

 

De même la technique, une fois qu’on la possède parfaitement, il faut pour cela des années de pratique, devient transparente, je n’y pense plus, je l’utilise comme je respire de façon parfaitement automatique, comme le pianiste qui s’est entrainé des heures durant à faire des gammes, à apprendre ses morceaux et donne l’impression de ne plus penser qu’à sa musique et à l’impulsion qui fait qu’il est un virtuose.

 

Comme les peintres ou les sculpteurs, les photographes pratiquent le nu… c’est ce qu’il y a de plus difficile, car il ne faut pas tomber dans la vulgarité, c’est la chose la plus facile.

 

Là encore la complicité avec le modèle doit être parfaite et la confiance entière. L’hypocrisie de certains  préfèrent « cacher ce sein que je ne saurais voir » plutôt que d’admirer sincèrement ce qui est beau, c’est une question (de mauvaise) éducation, alors que le nu est partout, dans tous les musées, les jardins publics… ou a la télévision. Qui peut se vanter d’être né tout habillé ? C’est l’état naturel de l’humain et seuls les tartuffes peuvent s’en offusquer. De combien les téléspectateurs, se repaissent-ils à 20 h d’images atroces et choquantes d’actualité et s’offusquent-ils d’images, simplement de corps naturellement dénudés ! J’ai choisi mon camp, c'est celui de ce qui est beau !

© jean-Louis KLEFIZE
Ludmi

© jean-Louis KLEFIZE, #klefize
Faut-il vous l'emballer ?

© jean-Louis KLEFIZE
Lecinady



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